Le transport — sous toutes ses formes — préoccupe... Et pas moins en province de Luxembourg qu’ailleurs. Une nouvelle preuve en a été fournie récemment en commission du Parlement wallon où le député PS Sébastien Pirlot a interrogé le ministre André Antoine. Un point essentiel a été abordé : le trafic ferroviaire.
Et plus précisément une accélération de la vitesse des trains entre Arlon et Bruxelles et vice versa.
Le député a d’abord déterré le fameux dossier « Eurocaprail », projet de TGV Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg. Un partenariat public-privé était envisagé pour financer cette nouvelle ligne. Cette hypothèse semble aujourd’hui abandonnée. Et « Eurocaprail » n’a quasiment aucune chance de concrétisation. Dès lors, M. Pirlot a suggéré « un scénario moins maximaliste et beaucoup plus intéressant pour la province de Luxembourg ». En clair : « Une mise à 160 kilomètres/heure » de l’actuelle ligne 162 vers Arlon.
Dans sa réponse, le ministre wallon des Transports, André Antoine (CDH), a abondé dans le même sens. Il a fait le point : « Sur l’axe Bruxelles-Luxembourg, ce n’est pas le projet global Eurocaprail qui est concerné, mais, dans un premier temps, la modernisation des lignes existantes. » Et d’annoncer, dans la foulée de son interpellateur, « un gain de temps non négligeable, de l’ordre de 12 à 15 minutes » entre Bruxelles et Arlon. Cette ligne constitue — toujours selon le ministre — l’une des trois priorités ferroviaires de la Région wallonne. Autres priorités : le Park and Ride de Louvain-la-Neuve et la gare de Gosselies. Un accord de préfinancement est intervenu entre la Région et la SNCB. La société contractera un emprunt dont les intérêts seront payés par la Région.
Et le numéro 2 de l’Elysette d’avancer de premiers chiffres : 459 millions d’euros pour la 162 et 26 millions d’euros pour le parking de Louvain-la-Neuve. Pas encore d’estimation pour Gosselies. Pas de délais précis non plus. Mais de l’espoir.
J.E.