Mauvais calcul de la SNCB

C’est à la suite d’une question parlementaire posée à Bruno Tuybens que le député fédéral, Melchior Wathelet (CDH) a découvert un certain paradoxe dans une décision d’investissement de la SNCB. « Le groupe a fait fort en matière de prise de positions incompréhensibles : Infrabel investit et électrifie la ligne 24 (Anvers-Montzen-Allemagne) et la SNCB rachète 60 locomotives dont aucune ne pourra emprunter la ligne nouvellement électrifiée. Or le transport de marchandises entre la Belgique et l’Allemagne passe par cette ligne et son électrification permettra une intensification des échanges entre les deux pays et ce, d’autant plus que la création du Rhin d’acier est de plus en plus remise en cause », s’étonne le chef de groupe. D’après M. Tuybens, les locomotives commandées sont bi-courant (3000 volts), donc incompatibles avec le réseau électrique allemand (15 000 volts, courant alternatif). D’après le secrétaire d’Etat, les locomotives serviront à tracter des voitures de voyageurs. Qu’arriverait-il si B-Cargo (filiale marchandises de la SNCB) veut les utiliser pour ces activités ? Elle ne peut pas les envoyer sur le réseau allemand. Le prix des locomotives variant entre 3 et 3,5 millions d’euros la pièce, on peut se poser des questions.



Ce site fonctionne exclusivement avec des logiciels libres (serveur Linux Debian, Apache, Php, MySQL, SPIP) | Ce site est écrit en html valide | fil de syndication RSS.