La SNCF fait appel à l’Etat pour sauver la branche fret

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Confirmant la perte comprise entre 250 et 260 millions d’euros pour son activité fret (Le Monde du 29 mars), la SNCF a fait appel aux pouvoirs publics, mercredi 28 mars, pour essayer de sauver cette branche. Même si « des progrès ont déjà été réalisés en matière de fret », grâce aux efforts réalisés au cours des trois dernières années, « la viabilité économique de l’activité est mise en cause », reconnaît la SNCF.

À l’issue d’un conseil d’administration consacré au fret et à sa réorganisation, l’entreprise a réclamé « des mesures politiques fortes pour faire du fret un moteur du développement durable ». Elle demande notamment une équité concurrentielle entre le ferroviaire et la route, et, surtout, entre elle et les « nouveaux entrants », c’est-à-dire les opérateurs privés.

Depuis plusieurs mois, la SNCF cherche à gommer les distorsions avec les nouveaux entrants en obtenant un « cadre social harmonisé ». Ainsi, il n’y aurait plus d’un côté la SNCF avec ses propres règles et, de l’autre côté, le privé avec comme référence le code du travail.

La SNCF a par ailleurs confirmé les mesures de réorganisation du fret déjà dévoilées ces derniers jours : nomination au 2 avril de cinq directeurs régionaux dans le but de rationaliser le management et création d’une holding qui rassemblera toutes les filiales fret, baptisée Transport et logistique partenaires (TLP), à l’exception de Geodis.

Présentées comme de pure forme par la direction, ces réorganisations inquiètent les syndicats. Ils redoutent que la holding TLP n’absorbe ensuite la branche fret SNCF et que l’ensemble soit un jour revendu, ce dont la direction s’est toujours défendu.



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