Trois implantations sont à l’étude pour accueillir une éventuelle/souhaitée/souhaitable gare TGV fret dans le cadre du développement économique de l’aéroport de Bierset. L’étude de faisabilité que la Région vient de confier à des bureaux d’experts (Ernst&Young, S&V et Tuc Rail) jeudi, lors du dernier gouvernement wallon avant les vacances, prévoit non seulement d’étudier les intérêts économiques liégeois dans la création d’un train « marchandises » à grande vitesse (TGV fret), de trouver des clients locaux potentiels mais aussi l’adéquation de différentes implantations d’une gare pour accueillir la nouvelle activité.
Aujourd’hui, Liège Airport fait en effet partie des membres d’Euro Carex, l’association créée pour promouvoir le cargo express sur rail. Avec Liège (fondateur), on retrouve des aéroports tels que Paris, Londres, Amsterdam et Lyon. Différentes études ont déjà démontré l’intérêt et la faisabilité d’un TGV fret. Chaque partenaire doit, aujourd’hui, affiner ses propres motivations et lancer la recherche de clients locaux potentiels.
Parallèlement, il faut aussi prévoir où devrait s’implanter un terminal TGV fret liégeois, sachant que la connexion rail « classique »-route existe déjà. Si l’étude de marché démontre qu’une majorité de clients sont déjà directement liés aux pistes (TNT, etc.), cette gare devrait se trouver sur le site aéroportuaire même (deux options existent : au nord et au sud). S’il s’avère que le marché est porteur pour de nombreux autres clients, l’implantation, qui devra fatalement être plus ouverte à l’« extérieur », devrait se situer dans un pourtour proche de l’aéroport. C’est l’ancienne gare de Voroux-Goreux qui est pressentie dans ce cas-là. Elle est située à 2 km des pistes. Pour rappel, Liège se trouve aujourd’hui au centre d’un nœud ferroviaire à grande vitesse qui s’étend sur environ 5 000 km actuellement mais qui triplera d’ici 2020.
Par ailleurs, las d’attendre l’avis du Conseil d’État, saisi de deux demandes de suspension du permis d’urbanisme concernant l’allongement de la piste principale de Bierset, le gouvernement wallon vient de décider de « suggérer » à la Sowaer de ne plus attendre et d’entamer les travaux. Le gouvernement espérait l’avis du Conseil d’État pour décembre 2006
Sans nouvelle, huit mois plus tard, les autorités n’attendent plus. On sait qu’un des deux recours, celui des riverains, n’a pas été jugé susceptible de suspendre le permis octroyé par l’auditeur du Conseil d’État. Mais on est toujours sans l’ombre d’une nouvelle concernant le recours introduit par la Région flamande. En ne répondant pas rapidement, le Conseil d’État accrédite plutôt l’idée que les travaux d’allongement de la piste ne vont pas créer ce « préjudice grave difficilement réparable » qui justifie généralement la suspension des actes.