Détente sociale sur le rail

L’objectif de rentabilité en 2007 cesse d’être un élément intangible

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Direction et syndicats de la SNCB se sont retrouvés au cabinet de Johan Vande Lanotte. Les 10.000 départs et les investissements seront rediscutés.

La direction et les syndicats de la SNCB ont fait une bonne rentrée. Au dire des uns et des autres, la première réunion s’est déroulée dans un climat « constructif ». Et, en plus, c’est vrai. La rencontre organisée vendredi matin au cabinet de Johan Vande Lanotte, ministre des Entreprises publiques, avait pour objectif de baliser les négociations qui vont débuter au sujet du plan de restructuration.

Pour rappel, ce plan, dévoilé en juin dernier, prévoit la rentabilité de l’entreprise pour 2007. Il prévoit également le départ de 10.000 agents.

A l’issue de la réunion de vendredi, il semble toutefois que ces exigences du projet de restructuration se conjuguent désormais à l’imparfait.

Lors de la réunion, Karel Vinck a, en effet, répété que les 10.000 emplois n’étaient pas un objectif intangible et que des solutions alternatives pourraient être examinées. Jusqu’à vendredi, les syndicats rétorquaient toutefois que ces solutions demeuraient inexistantes tant que l’objectif de rentabilité en 2007 était maintenu.

C’est la surprise de la rentrée : cet objectif ne semble plus, lui non plus, intangible. Le communiqué publié à la sortie de la réunion de vendredi n’en souffle plus mot. Il indique seulement que le plan d’entreprise sera mis en œuvre en plusieurs phases. La première englobera les années 2004 et 2005. Cette année-là, « il sera procédé à une évaluation afin de décider, le cas échéant, d’apporter d’éventuelles corrections lors des phases ultérieures ».

La philosophie a donc complètement changé : désormais, il n’est plus question d’un plan 2003-2007, mais de plans successifs, sans objectif affirmé de rentabilité en 2007.

Il s’agissait là d’une importante revendication des syndicats. Lors de la formation du gouvernement, les ministres avaient, eux aussi, refusé de reprendre à leur compte cet objectif de rentabilité à cinq ans. En revanche, Karel Vinck avait, lui, réaffirmé dans nos colonnes, qu’il y tenait en raison de l’arrivée prochaine de concurrents sur le rail belge.

A la sortie de la réunion, plusieurs syndicalistes ont également indiqué que le plan d’investissement serait revu. Tant la Flandre que la Wallonie et Bruxelles devront définir leur priorités, et ces investissements pourraient être étalés dans le temps. La date butoir de 2012 pour la réalisation du plan d’investissement de la SNCB a donc également cessé d’être un tabou.

Les négociations, qui commenceront mardi, permettront de mesurer si cette entente retrouvée sur le rail est appelée à perdurer. On peut rêver...



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