Depuis plusieurs jours l’avenir de la ligne Thalys en Région wallonne est incertaine. Mercredi, des trois interpellations ont eu lieu au Parlement wallon sur le sujet. Le ministre de la mobilité, José Daras a expliqué que « le ministre-président, Jean-Claude Van Cauwenberghe et lui-même ont écrit à la SNCB et au gouvernement fédéral pour leur faire part de leur préoccupation face aux menaces qui pèsent sur les liaisons à grande vitesse en Wallonie. Nous nous battrons pour que le Thalys vive encore longtemps. Nous serons prêts pour la réunion du conseil d’administration de Thalys qui devrait se tenir le 23 octobre prochain. »
Le ministre wallon s’étonne tant de l’absence de réaction de l’échelon fédéral que de la part de la SNCB « Par ailleurs, je ne crois pas que la SCNF ait fait le maximum en faveur de la politique commerciale de la ligne Thalys en Région wallonne. »
Du côté de la SNCB, on souligne que « La problématique des lignes Thalys en Belgique fait l’objet de discussions détaillées et approfondies entre la SNCB et la SNCF et aucune décision finale n’a été prise à ce jour ». La SNCB précise continuer à mettre tout en oeuvre pour trouver des solutions adéquates au problème et ce afin de défendre l’intérêt des voyageurs belges.. La SNCB et la SNCF sont respectivement partenaires à 30% et 70% dans les liaisons Thalys vers Paris mais toutes les décisions se prennent au consensus. La SNCB conclut en indiquant que pour l’heure, le Thalys wallon continuera bel et bien sa route et il n’est pas question de le supprimer sur base d’une décision unilatérale du partenaire SNCF.
Pour sa part, la FGTB liégeoise s’inquiète des menaces de suppression des Thalys reliant notamment Liège à Paris via la dorsale wallonne (Mons, Charleroi, Namur, Liège) ainsi que de la suppression du Thalys Cologne-Paris passant par Liège à 7 h 35 chaque matin. Pour la FGTB, il faudrait attendre la mise en fonction de la ligne à grande vitesse Liège-Cologne (en cours de réalisation) pour vérifier la rentabilité de la ligne. La FGTB voit aussi dans cette décision une complète contradiction avec les discours actuels concernant les problèmes de mobilité.
V.Li.