Nouveaux trains entre Liège et Aix

A partir du 14 décembre, quatre relations en plus pour rallier Aix au départ de Liège ou Verviers

Classement géographique :

Les connexions eurégionales s’intensifient mais les tarifs avantageux demeurent méconnus de ce côté-ci de la frontière. Quant aux Aixois, ils veulent davantage de relations.

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La mise en service de l’IR-Q au lendemain de la disparition du Cologne-Ostende (le 14 décembre 2002) est un succès. Ce train qui relie Liège à Aix en s’arrêtant notamment à Verviers et Welkenraedt satisfait autant les chemins de fer belges qu’allemands qui financent ensemble ce train eurégional. Nous avons 400 voyageurs par jour rien qu’entre Welkenraedt et Aix. Ce sont généralement des gens qui traversent la frontière pour travailler en Allemagne, souligne Thomas Clemens, responsable des projets eurégionaux à l’AVV - société régionale qui intègre tant les chemins de fer allemands (DB) que les sociétés de bus aixoises.

De son côté, le district sud-est de la SNCB évalue à 250 le nombre de voyageurs qui traversent quotidiennement la frontière dans chaque sens. Ce nombre est en constante augmentation, souligne André Radar, porte-parole de la SNCB. Conjointement, l’AVV et la SNCB ont donc décidé, dès le 14 décembre, d’augmenter la cadence de ces trains. De 9 trains par jour, on passe à 11 (dans chaque sens) avec l’ajout d’un train matinal au départ de Verviers vers Aix (6 h 38) et d’un train en fin d’après-midi au départ de Liège (16 h 36).

Dans l’autre sens, deux nouveaux trains au départ d’Aix (7 h 08 et 17 h 42), l’un jusqu’à Liège et l’autre jusqu’à Verviers. A court terme, notre objectif est d’avoir au moins un train eurégional toutes les heures pour satisfaire les travailleurs transfrontaliers, déclare Thomas Clemens. L’AVV se dit prête mais attend une réponse belge dépendant du nouveau de contrat de gestion de la SNCB.

En attendant, la société aixoise entend pousser les tarifications eurégionales combinant trajet en train et en bus à l’intérieur de la zone Euregio et dont certaines sont très avantageuses (lire ci-dessous). Un modèle de transport en commun qui intègre bus et train et a permis à l’AVV d’enregistrer une hausse de 30 % du nombre des usagers entre 1996 et 2002.

Une plate-forme eurégionale a été créée en février 2003 pour uniformiser les cadences des trains, les informations aux clients et améliorer le service. Le but est de créer une véritable ligne eurégionale qui ferait la boucle entre Aachen, Heerlen, Maastricht, Liège et Verviers, explique Thomas Clemens. Mais pour y arriver, il faut dépasser les obstacles techniques liés entre autres à la sécurité. Pour l’instant, il est impossible de faire rouler le même train entre ces différentes villes sur le réseau. L’enjeu est donc de développer un système européen commun pour les trois réseaux hollandais, belges et allemands. Nous estimons que le potentiel de voyageurs est là : les Allemands qui cherchent des maisons en Belgique, les touristes, étudiants et consommateurs qui n’hésitent plus à franchir la frontière.


L’Euregio ticket, méconnu

Certes, il ne remplit pas les présentoirs de la SNCB. Pourtant, l’Euregio ticket est un de ces avantages tarifaires mis au point par les diverses sociétés de transport eurégionales (bus et train) qui mérite d’être connu. Vendu au prix de 12,5 euros, il permet à une famille (deux adultes et trois enfants) de voyager pendant toute une journée sur les différentes lignes de bus et de train de l’Euregio. Cette offre est valable le week-end. En semaine le principe est le même mais pour une seule personne. C’est une formule très intéressante pour découvrir les marchés de Noël d’Aix et de Liège, explique André Radar, le porte-parole de la SNCB qui annonce une campagne spéciale de promotion de ce ticket pour les fêtes de fin d’année. Autant les Allemands que les Liégeois vont être conviés à découvrir les marchés de Noël respectifs.

D’autres formules tarifaires côtoient cet Euregio ticket. Ainsi, le billet Aixpress vendu au prix de 6,9 euros permet à un voyageur embarquant à Pepinster, Verviers ou Welkenraedt de faire l’aller-retour jusqu’à Aix. Il comprend également un libre parcours sur le réseau de bus tant du côté belge que du côté allemand. Pour nous, déclare Thomas Clemens de l’AVV, ce type de billet combiné est l’avenir. Il fait partie d’une nouvelle forme de marketing. Mais je crois qu’en Belgique, il n’est pas encore dans les mentalités.



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