A côté de la SNCB, il y aura donc un gestionnaire des infrastructures. En claire, cette filiale se chargera d’entretenir les rails et de construire les lignes, et aussi gérer le réseau.
La SNCB s’occupera de ce qui roule sur ce réseau, les trains de marchandises et de passagers, ainsi que le personnel pour le faire fonctionner. Officiellement, le gouvernement veut ainsi préparer la SNCB à la libéralisation du rail. Une libéralisation qui permettra à d’autres compagnies : la SNCF par exemple, d’exploiter certaines lignes chez nous.
Mais d’autres soupçonnent qu’il y a anguille sous roche. Côté francophone, on y voit une volonté de régionalisation du rail. Régionalisation qui serait effectivement plus facile avec une SNCB scindée en deux. Les syndicats, eux, y voient une sorte de coup de force social, couper le chemin de fer en deux, ce sera à terme opposer une partie des cheminots repris par la filiale à une autre partie des cheminots restée dans la SNCB. Pour José Damilot, de la CGSP, cette atteinte à l’unicité de l’entreprise est tout simplement imbuvable. Il menace déjà avec des actions.