Ce vendredi fut une journée faste pour la SNCB. Tout d’abord parce que le conseil des ministres a approuvé la nouvelle structure de l’entreprise, permettant, par la même occasion, la mise en oeuvre du plan de restructuration et de son volet social. Concrètement, la SNCB sera divisée en trois entreprises de droit public. La société mère, SNCB-Holding, sera composée d’environ 4.000 personnes, chargées d’assurer la cohérence de l’ensemble, les finances, le respect des missions de service public et l’administration générale. Elle chapeautera le gestionnaire d’infrastructures, nommé Infrabel, qu’elle détiendra à raison de 50%. Les 50 autres % seront détenus directement par l’Etat qui sera en outre ne possession de 80% des droits de vote. Infrabel devrait qui sera chargée de l’entretient des infrastructures devra également attribuer les sillons (créneaux horaires). Les infrastructures appartiendront à FIF (fonds d’infrastructure ferroviaire), filiale à 100% de l’Etat, qui, en échange, reprendra la dette de la SNCB (7,4 milliards d’€).
La seconde filiale de la SNCB, détenue à 100% par la maison mère, sera chargée de l’exploitation ferroviaire (des trains) : elle s’appellera B-Rail. Cette filiale devrait employer environ 21.000 personnes.
Cette structure sera constituée juridiquement le 1er janvier 2005, puis mise en place de manière progressive. Précisons encore que le statut actuel du personnel, quelle que soit sa place dans la structure nouvelle, sera préservé. Toutes les questions touchant au personnel seront en outre traitées par une seule commission paritaire. Les noms des responsables des diverses entités n’a pas été révélé.
L’adoption de cette nouvelle structure permettra également la mise en oeuvre du plan de restructuration de l’entreprise qui repose essentiellement sur trois points : un plan de départ anticipé sur base volontaire (le personnel âgé d’au moins 55 ou 57 ans avec une ancienneté de 25 ans), un vaste plan de formation et une réorganisation en profondeur du secteur marchandises.
A cet égard, la direction de l’entreprise, présentait, hier, à l’occasion du déménagement de l’entité dans des nouveaux locaux proches de la gare du midi, les perspectives de B-Cargo. L’objectif de rentabilité est toujours prévu pour 2007 grâce, notamment, à diverses mesures de restructuration et une autonomisation de l’entité. C’est qu’il y a fort à faire car en dépit de l’augmentation de son chiffre d’affaires de 2% et de son trafic de 2,7%, la société reste, en 2003, lourdement déficitaire.