Poste et SNCB en forme

Le Soir, vendredi 21 mai 2004, par Bernard Demonty

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Le bon vieux courrier postal n’est pas mort. Le train attire : la fréquentation augmente. Au vu des chiffres du premier trimestre, la SNCB et la Poste se frottent les mains. La popularité des entreprises publiques a augmenté au premier trimestre de cette année. Les recettes de la Poste, de la SNCB et de la Loterie nationale ont suivi une courbe ascendante. C’est ce que montrent les chiffres que le ministre des Entreprises publiques Johan Vande Lanotte (SP.A) rendra publics ce vendredi matin et dont « Le Soir » a pu prendre connaissance.

Le chiffre d’affaires de la Poste est passé de 513 millions d’euros au premier trimestre 2003 à 539 millions cette année. Plus encourageant, le bénéfice de l’entreprise progresse de 16,2 à 45,4 millions d’euros. Cette amélioration est due non seulement à la hausse du prix du timbre mais aussi au regain de popularité du bon vieux courrier postal. Les recettes de cette activité sont passées de 346 à 358 millions d’euros dans une période de l’année, il est vrai, traditionnellement positive pour l’entreprise publique. Je souhaite que l’entreprise atteigne l’équilibre cette année, nous indique Johan Vande Lanotte. Vu ces premiers résultats, j’ai bon espoir.

Sur le rail, l’heure est aussi à la hausse de fréquentation. Au premier trimestre 2004, le nombre de voyageurs a augmenté de 4,2 % par rapport aux trois premiers mois de 2003. Soit 1,68 million de voyages supplémentaires.

La hausse des recettes la plus significative a été enregistrée par les cartes de voyages multiples (+ 14 %). Tous produits confondus, l’augmentation des recettes atteint 7,7 %. Cette croissance est due à la hausse tarifaire de 3 % et aussi à l’augmentation de la fréquentation. La gratuité accordée aux agents de l’Etat depuis le mois de mars ne semble donc pas avoir eu un impact négatif sur les revenus de la SNCB.

L’entreprise publique n’est pas sauvée pour autant car cette augmentation des recettes ne suffira pas à combler la perte creusée par le coût exorbitant de la dette. Enfin, les Belges goûtent toujours les jeux de hasard : au premier trimestre, les recettes de la Loterie nationale ont crû de 6 %.



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