RFF rénove le réseau ferroviaire pour faire gagner de précieuses minutes aux voyageurs

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La bataille moderne du rail passe par la vitesse. Les projets d’amélioration du réseau ferroviaire, préparés par Réseau ferré de France (RFF), illustrent cette ambition. Mais ce gain de temps se mesure rarement par des records de vitesse. Il s’agit, le plus souvent, de gagner une, voire quelques minutes sur un trajet.

Ainsi, le projet d’amélioration de l’offre ferroviaire sur la ligne qui relie Paris à Clermont-Ferrand consiste à réduire de six minutes la durée du voyage. Avec cette poignée de minutes gagnées, le temps de parcours entre les deux villes passera sous la barre des trois heures, un seuil qui, pour le rail, devient le véritable seuil de pertinence face à l’avion.

Ce modeste gain de temps est obtenu sur la ligne Clermont-Ferrand-Paris par l’amélioration de 50 km répartis sur trois tronçons : dans la Nièvre, de Saincaize à Saint-Pierre-le-Moûtier ; dans l’Allier, de Villeneuve-sur-Allier à Moulins, et enfin de Moulins à Varennes-sur-Allier. Les travaux, d’un montant de 41,2 millions d’euros, qui commenceront en fin d’année pour se terminer en 2007, visent à la suppression de onze passages à niveau. Cela permettra d’augmenter la vitesse des trains de 160 à 200 km/h tout en garantissant une meilleure sécurité aussi bien pour les automobilistes que pour le train.

Grâce à cette amélioration, la SNCF pourra ajouter un aller-retour supplémentaire sur cette liaison, passant ainsi de sept, aujourd’hui, à huit en 2007. Avec cette nouvelle rame, la Société nationale espère enregistrer une augmentation de la fréquentation de cette ligne de l’ordre de 18 %.

Vitesse toujours, sur la ligne Paris-Lausanne et Paris-Neufchâtel-Berne. Le gain maximal prévu sera de quinze minutes. Il résultera du renouvellement des rails et de la modernisation de la signalisation. La nouvelle infrastructure, en particulier dans la zone montagneuse, rendra possible l’augmentation de la puissance de la traction électrique des locomotives. Ces travaux, d’un montant de 43,6 millions d’euros, s’étaleront jusqu’en 2007. Ils ne seront pas financés par RFF, mais par la Confédération helvétique, la région Franche-Comté et l’Etat, dans le cadre du contrat de plan Etat-région. "Nous ne gagnons pas de nouveau sillon — réservation de voie permettant la circulation de train —, nous augmentons uniquement la vitesse sur le parcours", explique Pierre Lervoire, délégué régional de RFF pour Rhône-Alpes et l’Auvergne.

Enfin, RFF prévoit la modernisation de la ligne entre Saint-Lô, Folligny et Granville, dans la Manche, sur l’axe ferroviaire Caen-Rennes. Dès la fin de l’année et jusqu’en 2006, près de 72 km de réfection de voies vont permettre de gagner de cinq à dix minutes entre Caen et Granville et entre Caen et Rennes. L’investissement, qui s’élève à 49,7 millions d’euros, consiste à remplacer la voirie ancienne et à moderniser une signalisation qui, précise Richard Rousseau, directeur régional pour la Basse et la Haute-Normandie, "date du début des années 1900".



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