
Un nombre important de cheminots a décidé de quitter la SNCB. D’après des sources syndicales, 1.418 agents des chemins de fer ont décidé de profiter du plan de restructuration Move 2005, qui leur permet de quitter l’entreprise publique, tout en conservant 75 % de leur dernier traitement jusqu’à la pension.
Ces départs devraient intervenir avant le mois d’avril 2005, mais un report de quelques mois n’est pas exclu, afin de ne pas désorganiser l’entreprise publique. Par exemple, un nombre relativement élevé de cheminots candidats au départ provient du service de signalisation. Si tous ces agents partent en même temps, cela pourrait perturber le bon fonctionnement des opérations. D’où un possible report de quelques mois, pour certaines catégories du personnel.
Les volontés de départ devaient être envoyées au plus tard le 15 juin, et la procédure est désormais close (sous réserve de quelques envois tardifs). Le nombre de départs a surpris les syndicats, qui avaient tablé sur un millier de personnes candidates à l’interruption de carrière, mais pas davantage. C’est le signe d’un malaise au sein de la société et de l’incertitude qui entoure l’actuelle scission de l’entreprise en trois entités, commente José Damilot (CGSP). Le leader syndical estime aussi que les conditions relativement favorables du plan ont motivé un nombre élevé de cheminots à partir.
De son côté, la direction confirme que le nombre de départs devrait se situer autour du chiffre avancé par les syndicats, mais n’a pas souhaité livrer davantage de commentaires.
Ces 1.418 départs vont venir s’ajouter à la réduction de l’effectif de 1.313 personnes, intervenue durant l’année précédant le plan Move 2005, signé par les syndicats le 17 mars dernier.
Au total, l’effectif de la SNCB se sera donc réduit de 2.731 personnes avant la fin de l’année 2005.