
Seules 8 lignes sont rentables. Priorité aux navetteurs. Tel semble devenir le credo de la SNCB, dont deux tiers de la clientèle prend le train pour effectuer le trajet entre son domicile et son lieu de travail, le plus souvent sur une ligne ferroviaire très fréquentée.
Dans cette nouvelle stratégie, les petites gares, coûteuses, n’ont plus la cote. Aussi l’entreprise publique a-t-elle identifié 41 points d’arrêt, qui pourraient se voir privés de guichet, à court ou moyen terme.
En Belgique francophone, il s’agit de Boitsfort, Naninne, Assesse, Namêche, Chastre, Limal, Statte, Amay, Trois-Ponts, Aywaille, Poulseur, Houyet, Gedinne, Hamoir, Court-Saint-Etienne, Tilly, Erquelinnes, Thuin, Philippeville, Quévy et Manage.
Ces gares ont été sélectionnées en raison du fait que moins de 300 personnes les fréquentent, les jours ouvrables. La SNCB juge ce taux d’utilisation trop faible et envisage, dès lors, la suppression du guichet.
Dans six autres gares de Belgique francophone (Moustier, Bertrix, Melreux-Hotton, Virton, Auvelais et Binche), la SNCB envisage de réduire les périodes d’ouverture. Une première liste, de 50 gares, avait été établie l’an dernier, mais la SNCB a revu son projet de fermetures à la baisse.
Le patron de la SNCB, Karel Vinck, nous a confirmé, jeudi dernier, l’existence de la liste. Mais cela ne veut pas dire que nous allons prendre une décision globale de fermeture, a-t-il précisé. Nous allons analyser chaque cas séparément. S’il existe un potentiel de développement économique, nous ne fermerons pas le guichet.
La SNCB mène aussi actuellement des études, avant d’entreprendre une vaste réforme du transport de voyageurs. De ces études, il apparaît que seules huit lignes de la SNCB sont rentables, sans subsides. Ces études indiquent aussi que 200 des 530 gares du pays ne captent que 3 % du trafic...