Dans nos éditions de vendredi, le patron de la SNCB, Karel Vinck affirmait son souhait de voir les tarifs de la SNCB augmenter. A cet effet, il avait proposé à son conseil d’administration et au ministre des Entreprises publiques, Johan Vande Lanotte, une augmentation de 2,5 % de tous les produits, dès le 1er octobre prochain. Tant le ministre que le conseil ont refusé. En revanche, le patron de la SNCB a obtenu une augmentation de la carte d’abonnement annuel (dite « carte train trajet »). Cette carte permet d’effectuer le même trajet tous les jours durant un an, en ne payant que neuf mois. Dès le premier octobre, il faudra payer dix mois, a indiqué la SNCB dans un communiqué. En coulisses, une source bien informée nous précise que cette mesure devrait rapporter 4 millions d’euros par an à la SNCB. L’entreprise publique a également annoncé que les restrictions horaires appliquées aux Rail Pass et Go Pass (départ après 09 h 01) seraient levées à la même date. Autre bonne nouvelle, la carte de réduction valable un an, permettant à son détenteur d’acheter ses billets à moitié prix, passera de 151 à 100 euros, à la même date. Pour les longues distances, le prix des billets à moitié prix (billet week-end, billet « Un jour à la mer ou en Ardenne », billet VIPO, billet famille nombreuses, etc.) sera plafonné au prix d’un voyage avec un Rail Pass, soit 6,2 euros par trajet simple. Enfin, la carte Ozone et la carte Multipass vont disparaître. La SNCB espère que cette simplification de l’offre de produits provoquera une augmentation de la fréquentation du rail. D’après les calculs de l’entreprise publique, cette hausse de popularité devrait augmenter les recettes de 2,3 millions d’euros en 2005. Ce montant viendra s’ajouter aux 4 millions attendus de la hausse tarifaire des cartes d’abonnement annuel. Le conseil d’administration de vendredi a également décidé de procéder à la commande de 70 voitures à double étage (M6) à la société Bombardier (Bruges). Elles viendront s’ajouter aux 210 M6 que l’entreprise possède déjà. Ces voitures seront mises en services sur les lignes IC et IR de la SNCB, précise Karel Vinck, patron de l’entreprise publique. Initialement, 110 nouvelles voitures devaient être commandées. Mais nous avons dû revoir nos prétentions à la baisse pour rester dans notre enveloppe budgétaire, dit Karel Vinck.