Quinquagénaire, la Stib rêve à ses lignes de 2020

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Cinquante ans d’existence. Voilà un cap qui incite la Stib à se pencher sur son avenir. Mercredi lors d’un show, la société de transports intercommunaux de Bruxelles a présenté ses projets pour 2020. « C’est un catalogue de propositions. Notre volonté n’est pas de les imposer », a expliqué Werner Daem, président de la Stib. Mais bien de lancer le débat, laissant au gouvernement régional le rôle de poser des choix.

Ce listing épais allie des projets en voie de réalisation et d’autres plus hypothétiques. Retenons en quatre. D’abord, la création d’un tram-train qui, par exemple, désenclaverait Uccle via la ligne ferroviaire 26. Deuxième idée : « la transversale Est-Ouest ». Derrière ce terme, on retrouve la controversée volonté de créer un tram menant de l’hôpital AZ-VUB (Jette) au métro Simonis, puis au site à réurbaniser de Tour & Taxis, et enfin à la gare du Nord. Ce à quoi s’ajoute une prolongation de cette ligne, via un tunnel au niveau de la gare, vers Schaerbeek. Voire jusqu’à l’aéroport.

Un troisième projet est « la rocade tram de l’Est ». Déjà en cours de réalisation entre Watermael et Auderghem, cette extension du tram 94 irait jusqu’à la station Rodebeek, via les boulevards du Souverain et de la Woluwe. Dernier exemple de proposition, la réorganisation du métro en trois lignes distinctes : Erasme-H. Debroux, Simonis-gare du Luxembourg, Roi Baudouin-Stockel (via la gare du Midi). Ce qui nécessiterait de créer -en plus du bouclage de la ligne 2 sur la petite ceinture- un tunnel de la porte de Namur à Mérode, et un autre de Arts-Loi à la gare du Luxembourg. Evidemment, ces projets-là sont très coûteux...

Vingt priorités

Si la Stib rêve à 2020, elle songe aussi, plus prosaïquement, à son contrat de gestion 2006-2010 en préparation. Histoire de baliser le terrain, elle a transmis au gouvernement bruxellois un mémorandum de 20 priorités. Elle veut obtenir rapidement une approbation des plans tram, bus et métro, continuer à pouvoir acquérir des véhicules, développer les sites propres, responsabiliser les communes à la vitesse commerciale et à la régularité des véhicules Stib, maintenir la croissance de ses dotations régionales... Des demandes sur lesquelles le ministre bruxellois Pascal Smet (SP.A) n’a pas souhaité « s’attarder » hier, le gouvernement devant encore les examiner. Il a insisté sur la nécessité pour la Stib de rester un service public. Et a annoncé le départ du directeur général adjoint de la société, Steven Vanackere, qui est devenu député flamand.

S.M.



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