Bruxelles

L’avenir du RER passe-t-il par le tram-train ?

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Le succès du tramway strasbourgeois donne des ailes à la CTS (Compagnie des Transports de Strasbourg). De nouvelles lignes sont en projet. Mais elle songe aussi à étoffer son réseau via un concept original : le tram-train. A l’instar de ce que la ville allemande de Sarrebruck, autre étape du voyage d’étude de la Stib, a développé sur son réseau.

Le principe ? Un véhicule hybride roule indifféremment sur les rails de tram dans le centre-ville (en site propre) et sur les voies de chemin de fer dans les faubourgs. En une demi-heure, on peut donc, sans quitter son siège, se rendre du centre de Sarrebruck en Allemagne à Sarreguemines en France.

Bien sûr, la mise en place d’une ligne tram-train nécessite des adaptations techniques : système de sécurité du chemin de fer à installer sur le tram, horaires, formation des conducteurs, compatibilité des quais...

Un tel concept est-il transposable à Bruxelles ? A ce stade, il s’agit seulement d’une piste de réflexion, précise Alain Flausch, le directeur général de la Stib. C’est un beau projet politique qui a tout son sens. Il s’agit de faire une meilleure utilisation de l’argent public, en créant une synergie entre deux infrastructures.Ce serait un signe positif pour la population.

Christian Dochy, responsable du développement du réseau de la Stib, se montre enthousiaste. Des possibilités existent de mieux desservir Bruxelles. Uccle, Berchem et le Nord-Ouest sont aujourd’hui en reste. Les lignes de chemin de fer 50 (Bruxelles-Gand, via Alost), 28 (Ceinture Ouest) et 26 (Ceinture Est) offriraient une belle alternative.

Le tram-train pourrait-il se substituer au RER ? Dommage que l’on n’ait pas pu profiter de cette technologie 10 ans plus tôt, soupire Christian Dochy.

A chacun sa spécificité ! souligne, de son côté, Dominique Leclercq, responsable du dossier au sein de la SNCB. Le problème est avant tout une question de disponibilité de lignes. A Bruxelles, les voies sont saturées ou le seront dans un avenir proche.

La SNCB parle de saturation, parce qu’elle tient compte d’un RER... qui n’existe pas encore ! rétorque Christian Dochy. Nous allons négocier avec la SNCB pour obtenir des sillons.

Pour convaincre les chemins de fer, la Stib compte aussi mener un test grandeur nature : faire venir un tram-train au dépôt Haren et le connecter sur la ligne 26. Mais au-delà des contraintes techniques, il faudra aussi aborder le problème du financement...



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