Le rail privé de 60 millions

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La direction de la SNCB s’attendait à recevoir la somme de 880 millions d’euros pour financer ses investissements en 2005. Elle ne recevra, finalement, que 823 millions, soit 57 millions de moins qu’attendu. Du côté de la rue de France, siège de l’entreprise, c’est la déception. De son côté, Johan Vande Lanotte ne parle pas d’enveloppe rabotée. Il est vrai que ce montant de 880 millions a circulé mais, en septembre, nous avons remarqué que certaines dépenses ne devaient pas être exposées, et que la SNCB n’avait besoin que de 823 millions. On ne peut donc pas dire que la dotation a été réduite, nous a-t-il indiqué mardi.

Le ministre du budget a également indiqué que certains travaux (le diabolo de Zaventem, le port de Zeebrugge, le port de Bruxelles, le Liefkenshoek tunnel à Anvers ou encore la ligne Eurocap Rail entre Bruxelles et Luxembourg) seraient financés via des partenariats avec des entreprises privées. Il a aussi confirmé que la dette de la SNCB serait reprise au début de l’année 2005. Il n’a pas pu donner davantage de précision sur la date, qui dépend des conditions du marché. Il estime, en outre, que la date n’a pas d’importance. De toute façon, la SNCB ne payera pas d’intérêts sur sa dette de 7,4 milliards d’euros en 2005, peu importe la date de la reprise. Le patron de la SNCB, Karel Vinck, avait pourtant indiqué dans nos colonnes qu’il souhaitait que la dette soit reprise au 1er janvier 2005. A cela, Johan Vande Lanotte répond par une boutade : Je ne travaille pas le 1er janvier.



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