Royaume-Uni

Londres cherche une issue à la congestion

Des thèmes liés à cet article :

Classement géographique :

La City est en plein boom. Longtemps centre économique du monde, la capitale britannique demeure un foyer de vitalité culturelle et surtout une place financière rivalisant avec New York et Tokyo. Mais la mégapole cosmopolite est confrontée à un péril compromettant son potentiel et son influence : l’inadaptation de son système de transports.

Le dynamisme économique de la capitale n’a fait que se renforcer, générant 21 % des richesses nationales, mais les infrastructures de transport n’ont pas suivi le rythme. Au contraire, faute d’un pouvoir représentatif du Grand Londres, dont le Conseil a été aboli par Margaret Thatcher en 1986 par crainte qu’il ne devienne un foyer de socialistes radicaux, le développement de la ville a provoqué de nombreuses tensions.

Conscient du problème, le premier maire de Londres élu, en 2000, Ken Livingstone, s’est attaché les services de Bob Kiley, le maître d’oeuvre des transports urbains de New York. Le plan élaboré prévoit la réduction du trafic auto de 15 %, alors que la capacité des transports publics sera augmentée de 40 % pour les bus, de 17 % pour le métro et de 40 % pour les trains de banlieue. Autre idée : l’instauration d’une taxe de circulation dans le centre de la City, qui permettrait de recueillir 323 millions d’euros par an.

Le métro coupé en deux Car les finances pourraient être le maillon faible du programme. Trois nouvelles lignes de métro devraient relier le réseau existant, pour un coût de 5,66 milliards d’euros chacune. D’autre part, 1,78 milliard d’euros devraient être engloutis d’ici 2011 pour les bus et le réseau routier.

En outre, la tâche est compliquée par des rivalités entre le très indépendant maire travailliste Ken Livingstone et le gouvernement de Tony Blair. Un bras de fer « d’arrière garde » les oppose quant à la mise en place d’un partenariat privé-public (PPP), prôné par le Premier ministre, qui scinderait le métro londonien en deux parties financièrement indépendantes. Le chaos quotidien qui règne dans l’ensemble des chemins de fer britanniques n’arrange rien non plus. La grève des cheminots, décrite par « The Independent », entamée depuis quelques jours et qui menace de devenir illimitée, paralysant tous les trains, en est l’illustration.

Néanmoins, la croissance économique de la City est de 30 % supérieure à la moyenne nationale, ce qui, en dépit de ses problèmes de gestion, lui permet de compenser le chaos des transports.



Ce site fonctionne exclusivement avec des logiciels libres (serveur Linux Debian, Apache, Php, MySQL, SPIP) | Ce site est écrit en html valide | fil de syndication RSS.