Descheemaecker : « Aux Wallons de dessiner leur rail »

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Pour Marc Descheemaecker la SNCB ne peut opérer dans un débat avant tout politique. Il a confirmé la fin de la stratégie de fermeture des gares et des guichets.

Le futur plan de la SNCB concernant le transport des voyageurs et baptisé « New Passengers » était au centre d’un colloque organisé vendredi par la CGSP-Cheminots. C’était l’occasion pour Marc Descheemaecker, administrateur délégué du transporteur SNCB de remettre certaines pendules à l’heure et de préciser les ambitions de l’entreprise. « Nous sommes toujours attentifs à la rentabilité et la réduction des coûts, mais la suppression de lignes ou de fermeture de guichets n’est plus d’actualité. Ce serait contre-productif d’autant plus que notre objectif est de passer de 165 millions de passagers transportés en 2004 à 200 millions de passagers en 2012 », a-t-il précisé. L’accent sera mis sur les grandes lignes qui constituent le plus grand potentiel de développement. Mais il a tenu à rassurer les participants devant leur crainte de voir les lignes wallonnes perdre des voitures au profit du nord du pays où le potentiel de voyageurs est plus important. Pour faire face à l’augmentation des navetteurs, il entend appliquer la même recette que celle qui a fait ses preuves pour le transport de marchandises : réparer plus vite les actifs roulants dans les ateliers réduisant ainsi leur temps d’immobilisation pour les remettre plus rapidement sur les lignes où le besoin se fait sentir. L’intervention des élus wallons présents autour de la table n’a fait que confirmer le sous-régionalisme dénoncé par le syndicat socialiste. Entre la députée fédérale, Camille Dieu (PS) qui a rappelé le plaidoyer de sa région de Mons-Borinage pour une ligne transfrontalière et le député bourgmestre de Rochefort François Bellot (MR) qui a regretté l’absence de liaisons vers la zone touristique de Han-sur-Lesse, la sénatrice Isabelle Durant (Ecolo) a refusé de prendre position pour tel ou tel projet (EurocapRail, dorsale wallonne, etc.). Mais tous reconnaissent l’absence d’une politique ferroviaire cohérente en Wallonie. « Il n’y a pas de politique wallonne en matière de transport ferré. Il y a des politiques wallonnes en fonction des personnes en place et de leurs intérêts contrairement en Flandre où il existe un consensus autour de projets clairement définis. L’absence de consensus en Wallonie empêche tout plaidoyer auprès du ministre de tutelle », a déploré François Bellot. Pour Marc Descheemaecker, il appartient aux Wallons d’élaborer leur projet en matière ferroviaire. « Le rôle de la SNCB est de réunir tous les éléments de calculs pour que les politiques décident en connaissance de cause. On ne peut pas intervenir dans un débat qui est avant tout politique en Wallonie », a-t-il dit.



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