La CSC cherche une liaison avec Valenciennes

Des thèmes liés à cet article :

JPEG - 13.6 ko
Si la proposition de la CSC bénéfice d’un soutien politique, la gare de Saint-Ghislain pourrait devenir une plate-forme logistique dédiée au fret.

La CSC l’affirme, chiffres à l’appui : Mons-Borinage a tout à gagner en rouvrant une ligne ferroviaire dévolue au fret entre Saint-Ghislain et Valenciennes. Le syndicat a compilé une série de données prouvant qu’une quantité astronomique de marchandises transite actuellement par l’autoroute alors qu’elle pourrait le faire par rail. Ainsi, Toyota Onnaing organise ses flux vers l’Allemagne et Zeebrugge par camion. Renault Maubeuge et Douai font de même, tout comme PSA (Peugeot), depuis Hordaing. Via Valsid, ce sont 100.000 tonnes d’acier qui transitent annuellement par route de Belgique vers Valenciennes. Chez LME, 250.000 tonnes d’acier sont convoyées par voie ferrée mais via un détour par Aulnoye. Chez nous, Kémira envoie son engrais dans le Nord-Pas-de-Calais par autoroute.

Ces chiffres font dire au syndicat qu’il y a un réel potentiel à exploiter. Le Valenciennois est actuellement en plein boom économique, note Marc Becker, le secrétaire régional CSC Mons-La Louvière, qui souligne que la gare de Saint-Ghislain pourrait retirer les bénéfices d’une réouverture au fret de la ligne Mons-Valenciennes en devenant un point nodal, un hub ferroviaire organisant les échanges.

Pour ça, il suffirait que 1.600 mètres de rail (800 côté français, 800 côté belge) soient posés entre Quiévrain et Blanc-Misseron. L’investissement est relativement faible : 230.000 euros pour la SNCB et 400.000 euros pour la SNCF. Et ce chaînon manquant permettrait de faire circuler trois ou quatre trains de marchandises par heure en journée. Soit des milliers de camions en moins sur les routes. Mais pour ça, l’organisation syndicale dit nécessaire un soutien politique autour de ce projet. Le monde politique belge sera sensibilisé à l’importance économique de ce dossier pour Mons-Borinage. Tandis que de l’autre côté de la frontière, c’est la CFDT qui assurera la défense de la liaison Mons-Valenciennes. Là-bas, les entreprises sont demandeuses, garantit Marc Becker.



Ce site fonctionne exclusivement avec des logiciels libres (serveur Linux Debian, Apache, Php, MySQL, SPIP) | Ce site est écrit en html valide | fil de syndication RSS.