SNCB : les syndicats espèrent un geste

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Ils veulent que l’exigence d’équilibre financier pour 2008 soit reportée.Pour eux, le fédéral doit payer les mauvaises estimations des travaux du TGV.

Le dossier du contrat de gestion de la SNCB n’a pas été formellement été évoqué au kern du gouvernement fédéral vendredi comme prévu. Mais les responsables des organisations syndicales ont rencontré le matin les experts du cabinet du ministre de tutelle, Johan Vande Lanotte (SP.A) pour discuter des dernières adaptations des textes qu’ils ont reçues jeudi. « Apparemment, l’oreille fut attentive, mais nous ne savons pas encore si nous avons été écoutés », commente Gérard Gelmini, secrétaire général francophone de la CGSP-Cheminots.

Les exigences des syndicats (CGSP-Cheminots, CSC-Transcom) concernent surtout l’obligation faite, dans le contrat de gestion, à la SNCB d’atteindre l’équilibre au 1er janvier 2008. Pour eux, elle risque de déboucher sur la perte de 3000 emplois à terme.

Allonger le délai

Au chapitre des propositions syndicats figure notamment un allongement du contrat de gestion (2005-2007) d’un ou deux ans. Ils demandent aussi que les points concernant l’équilibre financier, l’emploi et la qualité de l’offre soient réglés dans le cadre des négociations sur les plans d’entreprise. Ils demandent également que soit prévue une évaluation du plan d’entreprise actuel. Les représentants des travailleurs refusent également que les cheminots paient pour des problèmes qui ne les concernent pas.

En clair, ils souhaitent que les mauvaises estimations des travaux des lignes TGV (surcoût supplémentaire de 342 millions d’euros) soient mises à charge de l’Etat fédéral.

Les organisations syndicales font également allusion au dossier de la filiale logistique de la SNCB, ABX à propos de laquelle on attend une décision de la Commission européenne pour le mois de septembre. Elles pensent également à l’activité d’Eurostar qui coûterait annuellement à la SNCB environ 28 millions d’euros. « Il faut à tout prix éviter que le comblement des trous soit fait par des rationalisations internes », soutient José Damilot, le bouillant président de la CGSP-Cheminot.

Et la grève du 27 mai ?

En ce qui concerne l’équilibre budgétaire proprement dit, l’idée est de transformer l’exigence en dette. Concrètement, l’idée est que la dette n’augmente plus à partir d’une certaine date (à préciser).

Une autre proposition sur la table et qui devrait figurer dans les textes définitifs est que dorénavant l’obligation de juguler la dette ne soit plus seulement à charge de la SNCB. L’Etat fédéral devrait assister l’entreprise ferroviaire dans cette tâche. Par ailleurs, la stabilisation de la dette serait liée à la hausse du trafic.

De nouveaux textes doivent parvenir aux syndicats durant le week-end. Ce n’est que si leurs revendications sont prises en compte qu’ils décideront de lever la menace de grève générale qui plane sur le rail belge pour le 27 mai.



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